Le bloc-notes de la formation massage

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Tag - michèle - s2009

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vendredi 22 mai 2009

Question de présence

J'ai remarqué dans mon vécu une plus grande facilité à me préparer pour masser lors des regroupements, et cela a été encore plus probant, lors du dernier, puisque j'avais une demie-journée de retard. Il ne m'a fallu que quelques instants pour retrouver l'état corporel et psychique ,les sensations, la perception, pour que l'envie et l'intuition du massage remonte avec intensité et joie, que je me sente en résonance avec la personne massée..Ces quelques instants sont plus longs lorsque je masse en dehors des regroupements et j'ai l'impression que je ne suis jamais tout à fait dans le même état d'intériorité et que mes massages n'ont du coup pas la même intensité, la même dimension.

Je retrouve dans le texte suivant, la réponse où m'avait mené ma réflexion, même s'il parle de l' apprentissage d'un instrument de musique, le violon, C'est bon de le lire...quelque soit l'apprentissage...c'est une question de présence...

"Lorsque la sensation sonore est juste, il y a "résonance", mise en vibration du corps, donc plaisir. La résonance est un maître, un vérificateur. Toutes les autres sensations intervenant dans le jeu lui sont reliées.

Parmi les principales, la sensation de "soi-même", qui est peut être le plus personnelle de ces expériences intimes, nous fait éprouver l'axe vertical, la mobilité dans l'espace, l'équilibre des forces contraires, la centration dans le "hara" dont  nous préciserons l'importance plus loin.

Les sensations de contact naissent d'une conscience aiguë de notre appartenance au sol, de la qualité de la présence de nos doigts sur la touche et le violon...

D'autres sensations interviennent plus tard dans le jeu lui-même ; elles sont le fruit d'une réalisation déjà très aboutie : geste exact, impression de "jouer sur soi", sensation de "lâcher-prise" et de "laisser-faire" liées à l'extrême vigilance de la perception et de l'écoute, sensation de l'émotion distanciée d'un plaisir qui nous pousse aux limites de nous-mêmes...

Dans le désir de prolonger à tout prix ce précieux moment vécu, l'élève qui vient juste de découvrir un monde inconnu, cherche trop souvent à isoler cette sensation, à la couper de l'ensemble de son jeu et à se fixer sur elle pour ne pas la perdre. De même, il est parfois dur de créer la disponibilité qui permet de retrouver le chemin d'une sensation dont on a perdu la trace...

Face aux doutes et tergiversations qui peuvent compliquer et ébranler la confiance, le meilleur antidote est de prendre exemple sur l'enfant, qui, engagé de tout son être dans l'action, ne connait ni nos nostalgiques retours en arrière ni nos angoisses du futur. C'est l'immersion dans cet "ici et maintenant" et la façon dont on vit intensément la minute présente qui permet de réaliser le vrai progrès.

La réalisation est faite d'une succession d'instants pleinement vécus et non de tous les raisonnements qui empoisonnent l'action. seul l'instant réunit dans la sensation consciente, toutes nos fonctions : pensée, sentiment, énergie psychique et motrice. C'est la qualité de notre présence dans l'instant qui permet d'établir et de conserver en nous, sans s'évader du moment présent, une mentalité favorable à la sensation-instant."

Le violon intérieur, Dominique HOPPENOT, ed. Van de Velde

samedi 21 mars 2009

Massage-cristal

Mains des Traditions

   Il existe un espace où la main habitée  
   Par la force inouïe des cristaux des montagnes
   Peut refermer des plaies qui ont longtemps suinté
   Sans faire de grands discours en sari ou en pagne 
   Il existe un royaume qui est bien de ce monde  
   Dont le corps est le temple et le souffle l’esprit
   Un lieu pour vivre en paix où la santé abonde
   Mets ta main sur mon cœur et je serai guéri
   Dans cette effervescence d’étoiles déchirées
   Qui versent sur nos peaux l’huile chaude des nuits
   Un chant du bout des doigts s’égrène en chapelet
   Et conduit le chercheur sur son chemin de vie
   La main douce et aimante fait son chemin de ronde
   Sur le ventre tendu, sur l’épaule meurtrie
   Sur un corps sans frontière que la lumière inonde
   Mets ta main sur mon cœur et je serai guéri
   De l’étoile à la paume, de la paume à l’atome
   L’onde majestueuse d’un ange m’étourdit
   Une force nouvelle jaillit parmi les hommes
   Irisée de lumière et chargée d’énergie
   Cette force légère plus pure que le silence
   Qui fait chanter le corps en libérant l’esprit
   Envahit toute chose de joie et de présence
   Mets ta main sur mon cœur et je serai guéri
   Quatre mains en prière élevées vers le ciel
   Scintillent en accueillant une eau pure et glacée
   Le temps de diffuser partout cette merveille
   Du Soleil à la Lune et de la tête aux pieds
   Je m’envole avec vous au flottement des plumes
   Les oiseaux de passage bientôt seront partis
   Une touche de jasmin me frôle et me parfume
   Mets ta main sur mon cœur et je serai guéri
   G.Colleuil

lundi 9 mars 2009

l'art de se soigner ou le soi nié

"Mais il y a aussi, dans le développement d'un être humain, des injonctions qu'il se donne à lui-même, des interdits, des censures, ou même des défis qu'il est le seul à s'imposer. Ce sont, le plus souvent des moyens de défense pour faire face à une situation de crise ou de stress, ou a un événement traumatisant qui a brutalement envahi l'espace de vie, auquel certains répondent par l'équivalent d'une politique de terre brûlée pour éviter de succomber ou de tomber plus bas. Ces censures, ces interdits transformés en moyen de défenses sont nécessaires peut-être au moment où on se les impose, ils sont des protecteurs, des consolateurs utiles, mais ils vont se révéler être, par la suite, de véritables carcans, d'insupportables prisons qui enferment et inhibent les potentialités réelles..... Chez certains tout se passe comme s'il était important de réveiller le diable qui est présent en eux et qui va les déstabiliser, et leur donner également le sentiments qu'ils sont vivants, puisque en difficulté ou en souffrance"

A qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même ? J Salomé