Le bloc-notes de la formation massage

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Tag - Olivier (S-6)

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jeudi 24 mai 2007

Je pensais à rien. C'était pour faire avancer le schmilblick...

Un petit coup de Nietzsche pour éclairer la lanterne d'Elise en indirect. J'avais pensé également à un truc de Platon, mais je n'étais pas très clair et le billet s'est perdu. Acte manqué ou censure de Manu ?! Bon, d'accord... J'avais déliré grave... Je vais repotasser mon sujet. "Mon frère, si tu possédes une vertu et qu'elle est ta vertu à toi, alors tu ne l'as en commun avec personne. Certes, tu peux l'appeler par son nom et tu veux la cajoler ; tu veux lui tirer l'oreille et t'amuser avec elle. Et vois ! Son nom, dés lors, tu l'as en commun avec la foule et par ta vertu tu es devenu foule et troupeau. Tu ferais mieux de dire : indicible et sans nom est ce qui fait le tourment et les délices de mon âme et ce qui est la faim de mes entrailles." Un peu plus loin. "l'ami doit être passé maître dans l'art de deviner et dans l'art de se taire : tu ne dois pas vouloir tout voir. Ton rêve doit te révéler ce que t'on ami fait à l'état de veille. Et pour finir. "...votre amour du prochain n'est que votre mauvais amour pour vous mêmes.Vous vous réfugiez auprès du prochain pour vous fuir vous mêmes et vous voudriez vous en faire une vertu ..." Finalement il parlait beaucoup mieux que moi Zarathoustra ! Une dernière, pour mon plaisir personnel d'onaniste... "l'homme au fond de l'âmeest simplement méchant, la femme, elle, au fond de l'âme, est mauvaise."

mercredi 10 janvier 2007

A mon Frank : où il est question de fauves, de cadres, de juge, de steak et d’acacia

Tu as raison Frank, nous FORMONS nos enfants comme des animaux domestiques car nous sommes des animaux domestiques, des animaux de société. Et dans une société il y a forcément des contraintes, des limites consenties par tous à nos pulsions individuelles. Car tu as raison Frank, nous sommes des animaux, des êtres d’instincts uniquement guidés par la survie, c’est à dire tuer pour se nourrir et vivre en essayant de se faire tuer à notre tour le plus tard possible pour avoir le temps de se reproduire, enfin les plus forts auront ce privilège…, afin de perpétuer la race. Et tout ça sans en avoir conscience. Dans une course effrénée contre la mort. Et pour le coup, en pleine conscience de n’être rien d’autre qu’un dîner sur le gaz. Le pied. Mais une fois qu’on a accepté ça, qu’est-ce qu’on se sent moins inquiet ! Il y a un cadre ( bonjour Manu …). Et même un supra cadre, qui encadre tous les autres. Car tu as encore raison, Frank : nous passons d’un cadre à l’autre, de celui de nos parents à celui de l’école, puis celui du monde du travail (et tu n’as pas connu celui du service militaire, c’était pas triste et très instructif sur les instincts libérés !), en fait nous passons d’une forme de relation sociale à une autre, avec à chaque fois une batterie de règles de vie bien coercitives. Alors que j’aimerais tant enfoncer une branche d’acacia dans le cul de mon gros con de patron ou bien brûler vive ma femme après lui avoir fait bouffer les couilles de son amant que j’aurais émasculer devant elle. Et j’en ai plein d’autres des joyeuses idées du même genre. Mais il y a cet enfoiré de livre de lois si bien inoculé en moi. Alors, c’est décidé, j’envoie balader tous ces systèmes successifs qui ont entravé ma personnalité, qui ont dissimulé mon véritable moi derrière, un écran de fumée, des voiles et des barreaux. Et je découvre un fauve, un monstre d’instincts. Et les autres en font autant. Le bordel…

Tu as tort, Frank. Il n’est pas difficile de vivre dans la société humaine parce que la peur y règne. Les fauves y sont en cage et moi je trouve ça rassurant. Il est difficile d’y vivre parce que nous ne pouvons pas nous passer d’un livre de croyances que nous voudrions être un livre de lois vraies, indiscutables et universelles, mais que tout le monde a son livre bien à lui. ça fait beaucoup pour l’universalité. Dans ces conditions, le juge a forcément tort à un moment ou à un autre.

Tu vois, je ne sais pas pourquoi c’est si difficile de vivre, mais ça me rassure de savoir que je suis un steak tartare. Ca m’enlève pas mal de questions existentielles insolubles dans l’eau.

Mais tu as raison, 95 % des croyances sont fausses. Même un peu plus. Et surtout, les nôtres, les personnelles, celles bien à nous, qu’on ne peut pas coller sur la responsabilité des autres, ces empêcheurs de rêver en rond.

En tout cas, continue d’écrire, Frank, parce que je prends beaucoup de plaisir à te lire et à te répondre. Au fait, c’est des conneries tout ce que j’ai écrit ce soir. Sauf le passage sur mon patron, qui est une patronne, et sur ma femme et son amant, mais ils sont déjà morts. C’est frustrant…

Et le massage dans tout ça ? Bizarrement, je crois qu’on est quand même dedans. D’une certaine manière. Qu’en pense notre Gourou préféré ?

« Chaque massage est une œuvre créatrice, un hommage à la beauté du corps, au-delà des apparences. Chaque massage est une rencontre avec l’autre, un partage de l’essentiel et de l’inexprimable Au fond, vous massez plus avec votre cœur qu’avec vos mains. » Abrassart

mardi 19 décembre 2006

La chasse au bonheur

Quelques citations pour tous, mais tout spécialement dédiées à Stéphanie. Parce qu'on t'aime beaucoup Stéphanie !!! Mais aussi à Elise, à Véronique,Eja, Brigitte ... Elles sont tirées de l'essai La chasse au bohneur de Jean Giono.

Le bonheur habite le présent, et le plus quotidien des présents. Il faut dire : « J’ai ceci, j’ai cela, je suis heureux. » Et même dire : « Malgré ceci et malgré cela, je suis heureux. »

Car ...

Les chercheurs de paradis que j’ai connus ne se décourageaient jamais « pour si peu » et finissaient par vivre dans de longs enfers.

Ou bien ...

Il y a un compagnon avec lequel on est tout le temps, c’est soi-même : il faut s’arranger pour que ce soit un compagnon aimable.

Quelques unes pour finir. Et me faire plaisir...

Il fait beau. « Nous allons le payer »,

me dit mon voisin.    Toujours Giono

Des brèves de comptoir :

C’est pas dans les monastères tibétains qu’ils feraient de la Bénédictine !

Comme quoi il est important de bien choisir son huile de massage... Si vous en mettez partout vous aurez rien ni le sida ni rien, c’est formidable l’huile d’olive.

Une dernière pour la route. Il vit dans l’ombre de son père qui est mort… ça fait pas beaucoup de place.

Olivier