Le bloc-notes de la formation massage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 15 février 2009

Nudité

" Vos vêtements dissimulent une grande part de votre beauté, mais ils ne cachent pas ce qui n'est pas beau.

" Et bien que vous cherchiez en vos vêtements l'abri de votre intimité, vous risquez d'y trouver un harnais et une chaîne.

" Puissiez-vous rencontrer le soleil et le vent avec davantage de votre épiderme et moins de vos vêtements.

" Car le souffle de la vie est dans le soleil et la main de la vie est dans le vent.

" Certains d'entre vous disent : "C'est le vent du nord qui a tissé les habits que nous portons"

" Et moi je dis, Oui, c'est le vent du nord,

" Mais la honte fût son métier et l'amollissement des nerfs fut son fil.

" Et lorsque son travail fut accompli, il rit dans la forêt.

" N'oubliez pas que la pudeur n'est qu'un bouclier contre l'oeil de l'impur.

" Et quand l'impur disparaît, que devient la pudeur sinon une entrave et une souillure de l'esprit ?

" Et n'oubliez pas que la terre se réjouit de sentir vos pieds nus et que les vents joueraient volontiers avec vos cheveux.


                                                Khalil GIBRAN, Le prophète.

mardi 30 décembre 2008

Nouvelles certifications au massage intuitif.


Nous venons de certifier 6 nouveaux masseurs :

Laurence S-7 bis
Hélène S-7
Benoît S-9
Amandine S-9
Sophie S-9
Michèle S-9

Félicitations pour le travail accompli et les compétences acquises.

En vous souhaitant plein de beaux accompagnements dans votre métier de masseur et masseuses.


lundi 20 octobre 2008

La force de l'homme, c'est le lien.



   N'oublions pas que la plus grande force de l'être humain c'est de savoir être solidaire. Cette force là, nous la ressentons plus dans la difficulté ou l'adversité, quand le confort disparaît. Mais elle existe toujours.




   Cette photo me touche par ce qu'elle évoque. La force de ce lien et sa capacité à réchauffer lorsqu'il fait froid. Elle nous parle aussi de nos mains. Notre outils de masseur. De notre capacité à secourir, accompagner, contenir et voir grandir.

 

jeudi 2 octobre 2008

Chercher le bonheur

Pour moi, le bonheur, c'est se sentir fluide à l'intérieur. Vivre toutes ses émotions avec le même goût et le même plaisir d'être vivant : la peine, comme la joie, a le goût de la vie ; il serait bien dommage de ne jamais la vivre. L'énergie de la colère et celle de la peur nous mènent vers l'action ; elle nous font ressentir le bonheur de fabriquer et de construire. Le calme et la tranquillité nous conduisent vers le bonheur de la contemplation...

Il n'y a de bonheur pour moi que dans la diversité des équilibres qu'on rassemble. Bien loin de l'enthousiasme forcé et obligatoire. Un voyage par delà toutes les émotions de la vie.

mardi 30 septembre 2008

Rencontre avec Stéphane

La semaine dernière, j'ai passé une après-midi à travailler avec Stéphane sur son intervention d'octobre.

Stéphane est le dernier arrivé de notre équipe de formateurs. Découvrez-le là : les formateurs de la formation massage. Il m'a pas encore envoyé sa photo...

Pour se faire une idée de l'ambiance, rencontrer des élèves et l'équipe de la Parenthèse, il sera avec nous au prochain module d'analyse de pratique d'octobre.

Il interviendra le samedi après-midi, pour une pratique en rapport avec la question de la lecture du corps, de la qualité des tissus ou de la qualité de la mobilité. En nous apportant le point de vue de l'ostéopathie sur la relaxation du corps.

Bienvenue à lui et merci d'avance pour sa générosité et pour tout ce qu'il nous apprendra !

mercredi 30 juillet 2008

Le massage métamorphique


   Pendant l'inter-session du module énergétique, je vous propose trois extraits du livre de Gaston Saint-Pierre et Debbie Boater, La métamorphose, Le souffle d'or, 1988, pour réfléchir au thème de l'énergie de vie, et de notre responsabilité quant à la question du changement :

   "Dans la technique métamorphique, notre but n'est pas de nous concentrer sur un problème particulier, mais de nous occuper du patient en tant qu'entité. Nous sommes conscients des symptômes ou des influences, mais nous savons qu'ils n'existent que pour révéler un blocage d'énergie. Nous n'essayons pas de déterminer les besoins du patient ou de définir comment nous pouvons l'aider. Car notre compréhension de son problème ne peut venir que de notre esprit ; or ce dernier n'est pas moins limité que le sien. Aussi toute aide que nous pouvons vouloir apporter sera, elle aussi, limitée. Lorsque nous voulons que quelqu'un guérisse, nous ne pouvons pas nous empêcher d'avoir une idée, consciente ou non, de ce qu'il devrait faire pour aller mieux. Mais ce faisant, nous limitons la guérison du patient à la manière dont nous attendons qu'il guérisse". p. 83


   "Un être conscient a le choix de se libérer ou non. Il peut rechercher une aide tout en prenant conscience de ce qui se passe. Etre pleinement responsable de nous-mêmes nous permet de voir les résultats obtenus sous un autre jour. Au fur et à mesure que les changements interviennent, nous recevons les messages envoyés par notre corps/esprit ; nous comprenons les raisons de nos maladies et de nos blocages d'énergie. Nous ne les refoulons pas - comme celui qui, sur sa planche à voile, chevauche les vagues au lieu de les combattre. Dans la Technique Métamorphique, nous pensons que la maladie, quelle que soit sa forme, indique un "mal être" (dis-ease, en anglais), un blocage d'énergie. Lorsqu'on libère le flot d'énergie inhérent à tout être humain, la maladie disparaît ; les effets d'une guérison tardent parfois à se montrer, les changements ne sont pas toujours immédiats, mais en général, ils sont de nature permanente.

   "Les changements intérieurs se manifestent par une nouvelle et subtile orientation. Se développe en nous une conscience plus fine de ce vers quoi nous tendons, de ce qui est juste, comme si nous nous sentions enfin "sur la bonne voie"". pp. 91-92.


   "Quand vous donner une séance, il se peut que des symptômes se manifestent en vous, et il est important dans ce cas que vous vous y soyez préparés et que vous sachiez quoi faire. Ils ne sont pas graves en eux-mêmes ; ils montrent que l'énergie du patient se manifeste en vous. Mais si cette énergie n'est pas libérée, vous pourrez éprouver des maux de tête, des nausées ou de la fatigue". p. 116.

mardi 29 juillet 2008

Démonstration et explications du massage suédois


Voici l'adresse d'un site canadien qui vous donnera l'avis des "masothérapeutes" et une démonstration de leur pratique du massage suédois.


N'hésitez pas à vous y plonger pour comparer avec votre propre pratique.


            Voir le site


lundi 14 juillet 2008

Poste et projet pour une masseuse sur Lyon

Quelqu'un a contacté l'école pour avoir l'adresse d'un masseur ou une masseuse avec qui il souhaiterait collaborer pour un projet qui peut être sympa.

C'est à Lyon.

Si vous êtes intéressé, je vous transfèrerai les informations.

Bons massages à tous

mardi 1 juillet 2008

Le massage somatothérapeutique

Je propose à votre analyse cet extrait d'une conférence de Michel Claverie sur la question du toucher en psychothérapie :


"Quand quelqu’un vient me voir pour aborder le toucher, je prends d’abord contact avec lui. Un contact pour créer une relation de confiance avec lui, pour qu’il y ait une possibilité que quelque chose se passe. Ensuite, ma main va toucher des zones, qui peuvent être des zones de manque, qui n’ont pas été nourries ; ce peut être des zones figées, au contraire – on parlait tout à l’heure de cuirasse – figées dans de la raideur, dans quelque chose qui ne permet pas le mouvement. Et ma main, à ce moment-là, va amener la personne à prendre conscience. La première chose, c’est « je prends conscience que j’ai cette partie du corps ». « Je prends conscience que cette partie du corps m’appartient » : je me la réapproprie. Le toucher amène donc une prise de conscience et une réappropriation de mon corps. C’est une réappropriation des différentes parties de mon corps. Bien entendu ça ne se fait pas comme ça, d’un coup de baguette magique. Si je me suis figé à un endroit c’est que là, dans cette zone du corps, il y a une souffrance, un processus douloureux.


"Toucher la personne va laisser revenir tout ce que j’ai refoulé, qui a fait que j’ai bloqué dans cette zone du corps, que je n’y suis plus vivant. Le thérapeute du toucher va amener une conscience, une vie à cette partie du corps. Et chaque fois que je touche quelqu’un, je vais réveiller, je vais permettre une libération.


"Prenons l’exemple de quelqu’un qui a eu un traumatisme, une grande tristesse. Si par exemple je n’ai pas vécu le deuil ou la séparation d’avec un être cher, je vais souvent avoir quelque chose de lourd à l’intérieur de ma poitrine, de mon cœur. Donc quand je suis touché par le thérapeute à cet endroit-là, je vais prendre conscience. C’est-à-dire que je sais que j’ai été triste, mais je me suis coupé de l’expérience du vécu, parce que c’était « trop » : c’était trop difficile. Quand, en tant que thérapeute, je touche une personne, je lui permets de prendre contact avec ce vécu, cette souffrance, cette tristesse, et je lui permets de l’exprimer. La personne peut « lâcher », exprimer : ce peut être des larmes pour une certaine partie du corps, une grande colère pour une autre partie… je peux avoir le ventre tordu de ma peur, dans une situation donnée… Et à mesure que je me réapproprie les zones de mon corps, je redeviens entier : puisque la souffrance vient de la séparation. Je reprends donc contact avec moi-même, c’est à dire je reprends contact avec des zones de moi que je ne voulais pas voir : Jung appelle cela « l’ombre ». Je reprends contact avec mon ombre, mon démon intérieur, ce que je ne veux pas regarder, que j’ai mis de côté. Je vais donc me sentir un peu plus entier".

 Lire aussi un texte de l'école sur le massage somatothérapeutique.

mercredi 18 juin 2008

Enseigner le massage

  Avec la neuvième session, la formation au massage a fini d'adopter une pédagogie de la complexité plutôt qu'une approche technique.

 
  Certains veulent faire croire que le massage est une pratique difficile et technique. D'autres le croient. Je pense que c'est vrai et faux à la fois. Le massage intuitif est simple, parce que ses techniques sont rudimentaires. En même temps, le massage intuitif est complexe parce qu'il est un art. Lorsque l'on masse, toutes les dimensions de nous-mêmes sont convoquées dans l'instant présent : notre histoire, notre rapport à notre corps, notre rapport au corps de l'autre, notre estime, notre expérience de la vie, notre expérience du toucher, notre expérience de l'accompagnement, nos émotions et nos pensées du moment, et une infinité d'aspects de notre humanité.
 
  S'il fallait contrôler toutes ces dimensions, alors oui, le massage serait très compliqué. Le masseur débutant est dans cette croyance. Il n'est pas encore dans une connaissance suffisante pour laisser son intuition agir : tout affairé à vouloir contrôler, il n'accède pas à la simplicité de la relation. Il s'accroche à la rampe du savoir, sans oser se lancer dans l'émerveillement de la connaissance intuitive.
 
  L'apprentissage en massage consiste selon moi à amener le praticien à oser ce lâcher prise, et à comprendre toute la force et l'efficacité que son massage peut y gagner. En lieu et place d'une concentration crispante qui cherche dans le mental les enchainements à prodiguer, le masseur expérimenté va lâcher son geste, libérer son mouvement, fluidifier son approche, et apparaître tel qu'il est. L'idée est d'installer une adéquation entre l'état du masseur et le résultat qu'il prétend obtenir.
 

- page 1 de 4