Pour moi, le bonheur, c'est se sentir fluide à l'intérieur. Vivre toutes ses
émotions avec le même goût et le même plaisir d'être vivant : la peine, comme
la joie, a le goût de la vie ; il serait bien dommage de ne jamais la vivre.
L'énergie de la colère et celle de la peur nous mènent vers l'action ; elle
nous font ressentir le bonheur de fabriquer et de construire. Le calme et la
tranquillité nous conduisent vers le bonheur de la contemplation...
Il n'y a de bonheur pour moi que dans la diversité des équilibres qu'on
rassemble. Bien loin de l'enthousiasme forcé et obligatoire. Un voyage par delà
toutes les émotions de la vie.
travaux de formation
jeudi 2 octobre 2008
Chercher le bonheur
Par relaxologue le jeudi 2 octobre 2008, 16:45
mardi 1 juillet 2008
Le massage somatothérapeutique
Par relaxologue le mardi 1 juillet 2008, 15:10
Je propose à votre analyse cet extrait d'une conférence de Michel Claverie sur la question du toucher en psychothérapie :
"Quand quelqu’un vient me voir pour aborder le toucher, je prends d’abord
contact avec lui. Un contact pour créer une relation de confiance avec lui,
pour qu’il y ait une possibilité que quelque chose se passe. Ensuite, ma main
va toucher des zones, qui peuvent être des zones de manque, qui n’ont pas été
nourries ; ce peut être des zones figées, au contraire – on parlait tout à
l’heure de cuirasse – figées dans de la raideur, dans quelque chose qui ne
permet pas le mouvement. Et ma main, à ce moment-là, va amener la personne à
prendre conscience. La première chose, c’est « je prends conscience que j’ai
cette partie du corps ». « Je prends conscience que cette partie du corps
m’appartient » : je me la réapproprie. Le toucher amène donc une prise de
conscience et une réappropriation de mon corps. C’est une réappropriation des
différentes parties de mon corps. Bien entendu ça ne se fait pas comme ça, d’un
coup de baguette magique. Si je me suis figé à un endroit c’est que là, dans
cette zone du corps, il y a une souffrance, un processus douloureux.
"Toucher la personne va laisser revenir tout ce que j’ai refoulé, qui a
fait que j’ai bloqué dans cette zone du corps, que je n’y suis plus vivant. Le
thérapeute du toucher va amener une conscience, une vie à cette partie du
corps. Et chaque fois que je touche quelqu’un, je vais réveiller, je vais
permettre une libération.
"Prenons l’exemple de quelqu’un qui a eu un traumatisme, une grande
tristesse. Si par exemple je n’ai pas vécu le deuil ou la séparation d’avec un
être cher, je vais souvent avoir quelque chose de lourd à l’intérieur de ma
poitrine, de mon cœur. Donc quand je suis touché par le thérapeute à cet
endroit-là, je vais prendre conscience. C’est-à-dire que je sais que j’ai été
triste, mais je me suis coupé de l’expérience du vécu, parce que c’était « trop
» : c’était trop difficile. Quand, en tant que thérapeute, je touche une
personne, je lui permets de prendre contact avec ce vécu, cette souffrance,
cette tristesse, et je lui permets de l’exprimer. La personne peut « lâcher »,
exprimer : ce peut être des larmes pour une certaine partie du corps, une
grande colère pour une autre partie… je peux avoir le ventre tordu de ma peur,
dans une situation donnée… Et à mesure que je me réapproprie les zones de mon
corps, je redeviens entier : puisque la souffrance vient de la séparation. Je
reprends donc contact avec moi-même, c’est à dire je reprends contact avec des
zones de moi que je ne voulais pas voir : Jung appelle cela « l’ombre ». Je
reprends contact avec mon ombre, mon démon intérieur, ce que je ne veux pas
regarder, que j’ai mis de côté. Je vais donc me sentir un peu plus
entier".
Lire aussi un texte de l'école sur le massage somatothérapeutique.
mercredi 7 novembre 2007
APPEL A INFOS : Stress en entreprise
Par masseur(se) le mercredi 7 novembre 2007, 12:37
Je suis à la recherche d'infos chiffrées (articles de presse, livres, expériences, …) sur le coût du stress pour une entreprise.
Je m'apprête à m'installer comme relaxologue début 2008 et je suis confrontée, comme tous, à la question "comment me faire connaître ?".
Je me doute qu'exercer en entreprise m'imposera certaines contraintes, et il est clair que ce n'est pas mon objectif à terme. Mais ça me semble être un passage obligé, en tout cas une solution provisoire, pour me faire une clientèle, je pense que la meilleure pub est le bouche à oreille, et il faut bien commencer par un bout…
Bref, dans cet objectif, je veux préparer un papier, qui soit parlant pour des chefs d'entreprises, DRH, CE, … donc parler dans leur langue : les chiffres. Le coût des effets du stress sur le personnel (absentéisme, maladie, on parle même de suicides dus aux pressions de plus en plus fortes pour atteindre les objectifs (concurrence interne et externe), manque de motivation, et le mot terrible de baisse de "rentabilité").
Bien sûr, en 2ème temps, je vanterais les mérites et les effets bénéfiques du massage de détente pour palier à cette question.
Et si vous avez déjà pratiqué le" massage express" en entreprise, votre expérience aussi m'intéresse : accueil des décideurs, du personnel massé, le cadre à poser, les effets constatés, …
J'habite en Moselle, je pense m'adresser à des entreprises assez importantes (question de budget), autour de chez moi en France et au Luxembourg.
Je suis également prof de yoga, et Manu me suggère de proposer des cours en entreprises, ou des relaxations. A priori, très bonne idée, mais plus lourde à mettre en place (grande salle), matériel (tapis, couverture). Et bien sûr, éviter le "mystico pété" (attention phobie des sectes, whououou…). Si vous avez aussi des expériences, personnelles ou autres, Bienvenues aussi.
Voilà, toutes info, expérience, piste de recherche sont bonnes à prendre… Merci d'avance.
jeudi 28 juin 2007
Définitions du transfert
Par relaxologue le jeudi 28 juin 2007, 09:21
"Le transfert désigne le fait que quelqu'un se met à actualiser, sur une autre personne, des désirs ou des situations inconscients, liées à son propre passé". (D. Servant, ''Gestion du stress et de l'anxiété'', Masson).
"Le transfert est une tentative pour
regagner la liberté de vivre que nous avons perdue, enfant, lorsque nous avons
renié notre expérience dans l'espoir de conserver l'amour de nos parents. Le
transfert constitue donc essentiellement un effort de croissance, une nouvelle
tentative de notre être psychologique qui nous invite à relever le défi devant
lequel nous avions reculé. Les échecs répétés qui font partie du cheminement
sont à la fois le reflet de l'importance de la difficulté à laquelle se mesure
la personne en situation de transfert, et le signe que sa peur domine encore
son désir de vivre pleinement, c'est à dire en assumant la totalité de son
expérience intérieure et de ses besoins. Mais ces échecs ne doivent pas nous
détourner du but essentiel vers lequel pousse tout transfert : conduire à sa
propre résolution". (M. Larivey, ''Le défi des relations'', Ed. de
l'Homme).
"Le thérapeute va être l'objet de
désirs, d'amour ou de haine, initialement destinés à d'autres, en particulier
les parents, et en premier lieu la mère. Le thérapeute, non connu dans le réel,
non identifié dans ses propres sentiments, n'est qu'un objet de transfert. Il
est bien sûr important que le psychothérapeute soit conscient de ce transfert,
qu'il ne reçoive pas ses désirs d'amour, ou de haine, au premier degré et qu'il
permette à la personne d'en prendre conscience. L'accueil de ces désirs
exprimés et la reformulation par le psychothérapeute vont déterminer la qualité
du contre-transfert, plus ou moins éclairant, ouvrant plus ou moins sur une
autre perspective de la vie affective". Ph. Lefevre, ''Mieux vivre nos
désirs'', Chronique sociale, p.238.
mardi 28 novembre 2006
L'intuition se base sur l'inconscient.
Par relaxologue le mardi 28 novembre 2006, 14:43
Lors du regroupement de novembre, il nous était difficile de mettre des mots explicatifs sur l'intuition qu'on percevait. Nous mettant dans l'impossibilité d'en dire plus que : "je sens que c'est ça".
Expliquer d'une façon plus rationnelle peut être tentant ; le soucis c'est que la structure même de l'analyse qu'on peut faire vient perturber ce ressenti.
Déjà, vous évoquiez l'analogie avec le talent de photographe : "On a beau connaître parfaitement la technique, ça ne garantit pas qu'on fera de belles photos et à l'inverse, un bon photographe sent intuitivement le moment où il doit déclencher".
On a trouvé la même analogie avec la musique et l'improvisation. Art dans lequel la créativité permet, comme dans le massage, de partager son émotion.
J'en parlais aussi avec Noémie et l'on constatait ensemble qu'il y a un moment, dans la cuisine, où l'on sait intuitivement que c'est le bon moment pour couper le gaz ou rajouter un ingrédient.
Tel un bon cuisto, le bon masseur sent qu'il est temps de changer de mouvement, de pimenter son contact, de cajoler sa "pâte"...
Nourrir son intuition pour qu'elle soit de plus en plus juste, c'est accumuler des données pratiques. Avoir expérimenté des tas de touchers différents, avoir comparé et partagé ce que tel ou tel contact nous apportait. Et c'est se faire confiance.
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Je cherche en ce moment des idées et des textes qui pourraient nous éclairer sur cette question de l'intuition. Dans le massage comme dans la relation. J'invite chacun à laisser ici les idées qui pourraient nous faire avancer dans cette compréhension.
Je dépose déjà ces quelques lignes de Pierre FLUCHAIRE tirées de son livre La Révolution du sommeil, Robert Laffont, pp. 215 - 216 :
"Notre inconscient est beaucoup plus vaste que notre conscient ; ce dernier n'étant que la partie émergente de l'ensemble de notre conscience, celle, visible, qui flotte au-dessus de la surface. (...) Des expériences ont montré que notre inconscient était capable de capter des enseignements inaccessibles à notre conscient, à nos sens, à l'état d'éveil. Il est aussi une sorte de très puissant radar à l'écoute du cosmos et en particulier de ses rythmes. Et il retient tout. Il possède une mémoire absolue, très fiable, une mémoire d'ordinateur. Que contient ce continent perdu, englouti comme l'Atlantide ? Véritable encyclopédie vivante, banque de données inouïe, tout ce que nous avons enregistré au cours de notre vie entière va servir de matériaux de base ; et ceux-ci vont par le rêve être combinés en des formes originales qui apparaîtront. Le rêve travaille non seulement à partir des éléments de notre propre expérience, de notre mémoire, mais il puise aussi dans "l'esprit universel", ce que Jung a appelé "l'inconscient collectif" ; car l'homme porte en lui toute son histoire, celle de l'humanité et même celle de la vie. D'où les idées venues d'"on se sait où". Et cela augmente encore la richesse de cette source, qui devient infinie. Quelle impardonnable erreur nous commettons en ne l'exploitant pas".